Billet de blog

Nelson Polfliet, gagnant du prix ShortCut

Avec son court métrage Stacey and the Alien, Nelson Polfliet, étudiant au RITCS, a obtenu le premier prix du concours de films étudiants « ShortCut » lors du festival JEF. Le prix était sponsorisé par Amplo. Amplo offre entre autrespendant un an un soutien administratif et un accompagnement pour les prochains projets audiovisuels du vainqueur. 

Bien que Nelson soit déjà en plein tournage de son film de master In the Palace, il a libéré un peu de temps pour nous accorder une interview. Malgré son succès montant, c’est quelqu’un qui veut garder  les pieds sur Terre.

Nelson, comment es-tu devenu réalisateur ?

J’ai commencé à étudier le cinéma un peu par hasard. J’avais d’abord commencé le RITCS et ai pu y finir mes études dans la section « écriture ». Je voulais surtout écrire et à ce moment-là, il m’importait peu qu’il s’agisse de scénarios ou de livres.« Faire des films » étaitaccessoire.

Enfant, je regardais beaucoup de films. Pas seulement Blanche-Neige et d’autres dessins animés, mais aussi Shining et des genres divers. J’avais donc développé une certaine connaissance de base – comme si inconsciemment, je savais déjà quelle direction j’allais emprunter. Mais ce n’est qu’en me mettant à la réalisation effective de films que j’ai découvert ma passion.

Ton deuxième film de bachelier t’a permis de remporter le prix ShortCut. Quel est ton ressenti ?

J’en suis ravi. J’ai remporté plusieurs prix avec ce film, c’est formidable.

Que comptes-tu faire avec l’argent du prix ?

J’ai injecté ce budget dans le film In the Palace, qui parle d’une tenancière de cabaret dont la dernière volonté est de voir son mari une dernière fois. Nous venons de finir le tournage et il faut maintenant tout monter et peaufiner. Grâce au budget que vous nous avez alloué, nous avons pu accorder plus d’attention au traitement artistique des scènes. Nous avions par exemple bien un podium pour la danseuse de cabaret, mais nous avons pu grâce à cet argent le transformer en véritable scène de cabaret à l’aide d’une foule de pièces de décor. Nous avons aussi pu investir dans les costumes et le maquillage.

Peux-tu raconter en quelques mots le film qui t’a fait gagner ce prix ?

Stacey and the Alien parle d’une fille qui a perdu sa mère. Elle n’arrive pas à accepter cette mort et conserve le corps. Elle continue de vivre comme si sa mère était toujours là. Au début du film, il n’est d’ailleurs pas clair si la mère est encore présente ou si tout se passe dans la tête de la fille.

Nelson Polfliet & Willeke van Ammelrooy on set In The Palace (c)  Miles Fischler

D’où tires-tu ton inspiration ?

Les idées viennent souvent d’elles-mêmes. Je puise aussi beaucoup dans mon passé et j’ai une imagination débordante.

Ma propre mère est décédée dans un accident de voiture lorsque j’étais adolescent. Du jour au lendemain, elle n’était plus là et quand une mort est si soudaine, c’est souvent comme si la personne était toujours présente. C’est l’idée qui se retrouve dans Stacey and the Alien. Le film aborde surtout l’idée que lorsqu’une personne que vous aimiez profondément n’est plus là, une part d’elle reste en quelque sorte tout de même avec vous. 

L’idée de In the palace est elle inspirée du décès de ma grand-mère. Le film parle de solitude. Il parle des personnes qui sont les dernières de leur génération et qui accumulent un tas de souvenirs. Une série d’objets et de souvenirs sont alors conservés par une personne, dans ce cas, ma grand-mère. Et lorsque cette personne meurt, tout se disloque.

nelson Polfliet (c) Sofie Gheysens

Comment vois-tu l’évolution de ta carrière ?

Elle n’est pas encore très longue, donc c’est un peu étrange de déjà parler de « carrière ». Bien entendu, je voudrais continuer à faire des films. À terme, ceci devrait évoluer en réalisation de longs métrages. J’adore écrire. Je parviens à me représenter les choses de manière très vivante et j’aime traduire ces images en film. Je veux continuer à travailler de manière créative avec des images par le biais de films, de séries, de clips vidéo, voire de spots publicitaires. Tant que je peux traduire ma créativité en images et qu’il ne s’agit pas d’un simple travail d’exécution.

Je dois rester réaliste quant au fait qu’en une année, seules quelques personnes en Belgique ont la possibilité de faire un long métrage. Réaliser mon propre film ne sera donc pas pour tout de suite. Mais c’est ce que je veux faire, continuer de travailler avec des images. 

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