Billet de blog

Travailler comme content creator : les résultats de notre enquête

Chez Amplo, nous aimons la précision. Alors quand nous promettons une expertise, nous voulons qu’elle s’appuie sur du concret, du tangible et qu’elle vise juste.

Les créateurs de contenu et les influenceurs travaillent dans un secteur que nous connaissons, pour lequel nous devons approfondir le champ d’expertise, en ce qui concerne la rémunération et les conditions d'emploi, par exemple.

Voilà pourquoi nous avons mené une enquête auprès des personnes directement concernées !

Préambule

Sachez que, lorsque l'on réalise une enquête auprès d’un groupe cible très... ciblé (!), c’est difficile d'atteindre le nombre de répondants espéré. Les résultats ci-dessous ont été obtenus à partir des réponses d’une cinquantaine de personnes, pour la plupart issues du réseau d'agences travaillant avec Amplo. Il est difficile d'estimer dans quelle mesure cela peut avoir une influence sur les résultats.

Qui sont les personnes interrogées ?

Ils et elles sont principalement actifs dans les secteurs du lifestyle, du gaming, de la mode (fashion) et du divertissement (entertainment).

Répartition de notre panel
  • 47 % ont de 1.000 à 10.000 followers
  • 41 % ont de 10.001 à 50.000 followers
  • 3 % ont de 50.001 à 100.000 followers
  • 9% ont plus de 100.000 followers

Instagram et TikTok sont les plateformes les plus employée pour leurs collaborations.

Répartition des réseaux employés par notre panel

Parlons argent

Près de 6 % déclarent pouvoir subvenir entièrement à leurs besoins grâce aux revenus de leurs activités d'influenceur ou influenceuse. Sachant que nous n’avons pas forcément interrogé les “plus grands noms”, c’est un chiffre élevé.

Afin d’établir un repère, nous interprétons le fait de “subvenir entièrement à ses besoins” comme équivalent à un revenu net mensuel de plus de 1.500 EUR.

Il est par ailleurs frappant - mais pas étonnant- que près de deux tiers des personnes interrogées ne savent pas comment gérer au mieux leurs revenus. Cela se règle souvent au hasard. Il y a donc beaucoup à faire à ce niveau.

Comment les influenceurs sont rémunérés aujourd’hui ?

Parmi nos répondants, personne ne se rémunère via le RPI. C’est une (très) bonne chose car nous voyons beaucoup de gens officialiser leurs “revenus” par le biais du RPI, alors que ce n’est pas réellement possible. C’est une pratique qui perdure par manque d’expertise légale. Elle est le fruit d’une ignorance plutôt que d’une mauvaise intention.

Nous voyons qu’environ 17 % sont “rémunérés” par paiements occasionnels. La façon dont cela se passe n’est pas explicitée.

En outre, nous voyons surtout que :

  • 10 % sont payés via un service de payrolling (comme Amplo)
  • 23 % reçoivent encore une “compensation” en nature
  • 35 % facturent en tant qu’indépendants
  • le groupe restant déclare être payé “d’une autre façon”, ce qui inclut très certainement un pourcentage de personnes payées via un service de payrolling, dans la mesure où la terminologie n’est pas connue de tous.

Comme nous le pensions, 62 % ne sont pas sûrs que leur méthode de fonctionnement soit la bonne.

Agence ou plateforme ?

Indépendamment du type de rémunération, moins de la moitié des répondants travaillent via une agence. Et un peu plus de la moitié indiquent travailler via une plateforme en ligne. Notez qu’il existe un chevauchement dans l’interprétation “agence vs plateforme” et que certaines agences proposent une app, combinant donc les deux services.

La plupart des répondants sont moyennement contents de l’agence ou de la plateforme avec laquelle ils collaborent. Les points d’amélioration suivants ont été mentionnés. Alors, espérons que les agences lisent ceci !

  • Un service plus personnel est le point le plus cité.
  • De plus, la plupart des répondants souhaitent davantage que des “compensations” en nature.
  • Il est demandé que l’authenticité soit mieux valorisée, que le nombre de followers ne soit pas le seul critère pris en compte.
  • Un accompagnement et une meilleure information/communication figurent aussi en tête de liste des souhaits. Amplo peut jouer un rôle important en apportant une part de cette expertise demandée.

Quelle est l’expertise qui manque le plus ?

À cette question, nous avons reçu une réponse presque identique de la part de tous les répondants.

Presque tous les répondants peinent à fixer leurs prix. Il n’existe pas de directives, de barèmes ou de repères sur lesquels s'appuyer. Par conséquent, les influenceuses et influenceurs deviennent parfois méfiants et accusent leurs agences/plateformes d'un manque de transparence. Cette dernière affirmation n’est pas nécessairement vraie, elle traduit une perception.

La liste des compétences demandées est longue mais peut se résumer en deux points :

  • tout ce qui concerne l’aspect financier (tarification, mode de rémunération...) et
  • ce qui a trait à la législation (droits d'auteur, droit à l’image, contrats...).

Les influenceurs et les créateurs de contenu sont donc clairement concernés par les questions financières et légales. Nous avons lu de nombreuses questions argumentées et observé les meilleures intentions de leur part. Amplo prendra des mesures supplémentaires, tant en amont qu'en aval, pour contribuer à renforcer ce jeune secteur : en fournissant l’expertise demandée et en conseillant les autorités compétentes et les parties prenantes.


Plus d’info ? Consultez notre section Amplo Academy et trouvez le webinaire ou la séance d’info qu’il vous faut en tant que créateur ou créatrice de contenu.