Billet de blog

Artiste sous les projecteurs : Kody

Peux-tu te présenter en deux mots ?

Je suis un humoriste belge d’origine congolaise, chroniqueur radio sur Vivacité et  intervenant dans l’émission Le Grand Cactus sur la Deux. J’ai créé un premier spectacle qui s’appelait « My way », où je parlais de la recherche du bonheur.  Mon nouveau spectacle s’appelle «  À vendre » parce que les artistes doivent se vendre. Ce paradoxe me fait rire.  Je suis donc parti de ce que j’ai vécu : par exemple des moments où des gens me proposaient de l’argent pour venir faire un spectacle chez eux ou le fait d’être belge, car être belge c’est vendeur en France. Je parle aussi de thèmes comme le racisme.  Je m’adapte en fonction du public : hommes Vs femmes, jeunes Vs vieux.

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Si tu n’étais pas humoriste ?

On nous avait posé la question quand on était au collège. Et chacun devait dire dans quel métier on verrait nos camarades de classe. Et moi, les deux choses qui revenaient, c’étaient comédien (alors que j’étais très timide) ou homme politique. Quand on y regarde, c’est pas très éloigné. Les politiciens sont des comédiens et certains comédiens sont des politiciens.

Qu'aimes-tu faire quand tu ne travailles pas ?

En fait, quand on fait ce métier, on est marié avec ce métier. On y pense tout le temps, on réfléchit tout le temps. Sinon, j’essaie de passer du temps avec ma famille, mes amis, voyager un peu, faire du sport, sortir, boire des coups… des trucs classiques. Je n’ai aucune addiction (rires).

Peux-tu me décrire une de tes journées ?

C’est difficile de décrire une de mes journées car, évidemment, dans notre métier, les journées ne se ressemblent pas. Il y a deux aspects. Comme je fais de la télé et de la radio, ce sont des rendez-vous hebdomadaires.
En radio : Les Enfants de Chœur, le dimanche sur Vivacité avec James Deano, Christophe Bourdon, Dominique Watrin.
En télé : Le Grand Cactus avec Jérome de Warzée.
Pour une journée de tournage du Grand Cactus, on enregistre à Liège le mercredi pour diffusion le jeudi. L’enregistrement est fait dans les conditions du direct. Nous arrivons à 10h à Liège. Nous faisons alors une lecture de textes puis une courte répétition avec les mouvements de caméra. Et ensuite une générale avec les costumes. Et le soir, on enregistre. Donc je suis parti de 8h du matin à 1h du matin. Tout cela sans compter la préparation et l’écriture de l’émission. Au moins quatre jours avant, nous nous documentons sur l’actu. C’est indispensable d’être au courant de ce qui ce se passe. Aussi bien en télé qu’en radio.
À côté de cela, je peux aussi passer du temps à préparer un spectacle sur scène, à donner des interviews, être sollicité pour une pub,…
Je démarre des fois des journées à 6h du matin pour aller à la radio et des fois je peux me lever à midi.
En tant qu’humoriste, on se doit d’entreprendre. Par exemple : proposer des capsules pour le web, pour la télé… On n’a pas le droit de se reposer.

Comment as-tu découvert Amplo? Pourquoi avoir choisi Amplo?

Quand j’ai commencé à faire ce métier concrètement, il fallait facturer. Mais je n’y connaissais rien. Et de bouche à oreille via des copains artistes, musiciens, ils m’ont dit : « Moi je facture via Randstad-Art » (ndlr : Randstad-Art a intégré Amplo en 2014). On me disait : « Appelle un mec qui s’appelle Fix.» Je l’ai donc appelé et c’est comme ça que j’ai commencé via Amplo et tout se passe très bien. Après c’est toujours avec un pincement au cœur que l’on voit ce qui est facturé et puis ce que l’on a réellement dans notre poche. Mais en même temps, il y a une couverture légale totale. Peut-être qu’un jour je passerai en société mais pour l’instant cela me convient comme ça !